"La contemplation"

"La contemplation"

thegraphicscientist

2017

Il y a une perte d’échelle lorsque l’on regarde la structure :

les angles droits produisent des contrastes de lumière qui rende compte d’une sculpture aux inspirations cubistes plus qu’un bâtiment, les ombres et les contraste changes et se modifient au cours de la journée, la sculpture n’est ainsi jamais la même. De ¾ l’ensemble très rigide pourrait faire penser à une sorte de machine, « la machine à contempler». De dos l’élévation du toit et sa forme suggère celle d’une église ou d’un lieu de culte, seul la croix au sommet manque pour suggérer se rapport au divin visible qu’en un seul point à l’extérieur du bâtiment. 

 

L’entrée n’est pas directement signifiée ou visible, une grande arche transperçant le bâtiment invite à la traverser, cela permet à l’usager de circuler et découvrir l’espace extérieur et le bâtiment sous toutes ses formes. L’entrée se cherche et se mérite, c’est la première étape vers le chemin de la contemplation. Ce premier passage est dans l’ombre, il n’y a aucune pénétration de lumière par le toit du premier escalier. 

  

Le reste du chemin est une succession d’ombres et de lumières, ses transitions sont un passage qui inviter à continuer et se lancer guider. Une fois le premier escalier sombre franchi, on aperçoit une pénétration de lumière par une vitre au second palier. Il y a en tout 4 paliers, dans lesquels les dispositifs de pénétrations de lumière sont différents et marques les étapes de palier en palier. Ces étapes vont du monde réelle (au sol) à celui du divin (dernier palier), ce rapport est d’autant plus suggéré par le fait que les escaliers montent.  Une seconde vitre nous permet d’apercevoir un bassin au 3eme palier, jamais aperçu avant, cet élément est resté caché et ne se dévoile que maintenant, suspendu à 4m du sol. Tout d’abord la lumière et les contrastes maintenant c’est l’eau et son bruit qui nous guide. Ainsi au 3eme palier on découvre cette source auditive, c’est une cascade d’eau qui s’ouvre devant nous. 

Un rituel

passage initiatique 

On traverse la fine cascade d’eau en montant les derniers escaliers afin d’accéder au dernier palier. Cette cascade marque le passage vers l’ultime étape. Une fois le niveau de l’eau franchi, on se retrouve sur une plateforme massive en marbre qui flotte au dessus d’un grand bassin qui s’étend devant nous. L’usager est positionné à l’ombre de la structure et regarde vers la lumière qui devient directe et non filtré par des verres. Il ne regarde pas derrière lui ou l’eau n’est pas calme est en mouvement, le mouvement ne pousse pas a la contemplation, ainsi l’usager se concentre sur la zone de calme devant lui.

L’ultime étape

de l’ombre à la lumière

De premier abord on peut voir une structure en béton soutenant trois miroirs gigantesques.

On comprend enfin l’usage du bassin et des miroirs, c‘est un dispositif qui permet de refléter le ciel sur tout l’étendu du regard, ainsi l’usager est plongé dans  cet état de contemplation. Il semble flotter dans le ciel, l’image relève du divin. Nous n’avons plus à lever la tête pour contempler le ciel, c’est le ciel qui s’offre à nous pour le contempler. 

Révélation du dispositif